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La
rédaction de cet article a été un exercice difficile ^^° Je remercie
Finfillon, grand fan d'Evangelion, pour les corrections qu'il m'a aidé
à y apporter.
Aussi, je précise que cet article traite d’un comparatif série à série, et pas des autres supports de chaque œuvre. ![]() Souvent, on compare Neon Genesis Evangelion et The Vision of Escaflowne. Et, fréquemment, Escaflowne est considérée comme une œuvre de l’époque post-Evangelion, ce qui peut laisser sous-entendre que la série de Sunrise s’inspire de celle de Gainax. Cette idée est fausse, certes Escaflowne a été diffusé après Evangelion, mais c’était vraiment juste après, ce qui exclu que l’équipe de Shoji Kawamori ait pu plagier celle d’Hideateki Anno. Essayez de scénariser, de dessiner, de monter et de post-synchroniser un peu plus de 8 heures d’animation en 6 mois !!! Le premier épisode d’Escaflowne a été diffusé le mardi 2 avril 1996 à 18 heures sur la chaîne TV Tôkyo. A ce moment-là, Evangelion, qui avait commencé en octobre (ou en novembre, je ne suis pas sure) 1995, s’achevait entrainant une grosse polémique. En effet, certains fans n’ont pas du tout apprécié les 2 derniers épisodes, qui, il est vrai, contrastaient singulièrement avec le reste de la série. D’ailleurs, cette vague de protestations conduira à la réalisation des 2 films, Death and rebirth et The end of Evangelion, censés apporter les réponses manquantes. Vu l’ampleur du raz-de-marée Evangelion, Escaflowne était plutôt mal parti. Pourtant, malgré un succès relatif lors de sa diffusion télé au Japon, la série a réussi dans le cercle fermé des « musts » de la japanimation. ![]() En ce qui concerne les points communs entre les 2 séries, on trouve d’abord la présence des mecha. Cependant, les EVA sont organiques, alors que les guymelefs sont mécaniques. Malgré cette différence fondamentale, on retrouve le concept de la symbiose entre le pilote et son engin. Dans le cas des EVA, c’est systématique, en effet, ces créatures fonctionnent grâce à l’interface nerveux créé par L.C.L.(link connect liquid). Si le pilote pense à marcher, son eva marche, et donc, si l’Eva se prend une raclée, le pilote ressent la douleur. Dans Escaflowne, les melefs bougent grâce à une mécanique complexe activée par les mouvements du pilote. Et en cas, de gros dégâts, le pilote est secoué, mais cette souffrance n’est pas proportionnelle à l’état de la machine, donc la destruction de l’engin n’entraîne la mort du pilote que si celui-ci ne parvient pas à s’enfuir à temps. Cependant, à partir du #14 d’Escaflowne, on assiste à une sorte de symbiose entre Van et son mecha, mais, contrairement à Evangelion, cette fusion est d’origine magique et inexplicable sur le plan scientifique. Aussi, suite à une symbiose trop forte, Van, comme Shinji dans l’épisode #20 d’Evangelion, vit une expérience étrange, il approche la mort et se retrouve confronté à ses démons. Justement, l’autre point commun important entre les 2 récits vient des caractères plus que perturbés des héros. Pour commencer, dans le cas de Shinji, on ne peut pas vraiment parler de héros, mais plutôt de "anti-héros". Les auteurs ont rendu Shinji méprisable, mais en même temps incroyablement humain. Van est plus proche du concept du héros adolescent. C'est un jeune homme courageux et déterminé, il attire d'emblée la sympathie du public. Egalement, Shinji et Van sont très introvertis, ils ont beaucoup de mal à exprimer leurs sentiments, ce qui rend leurs rapports avec les autres plutôt compliqués. Aussi, ils sont tous 2 orphelins de mère, d’où un gros manque affectif et des relations assez difficiles avec la gente féminine. Van se sent un peu comme abandonné par sa mère, celle-ci est partie à la recherche de Folken pour ne jamais revenir. L'expérience de Shinji est encore plus affreuse, sa mère est morte au cours d'une expérience d'activation de l'EVA sous ses yeux. De plus, ils ont chacun des comptes à régler avec un membre de leur famille qui les a abandonnés, dans le cas de Shinji, c’est son père, Gendô, et dans le cas de Van, c’est son frère aîné, Folken. La relation entre Shinji et Gendô est teintée d'une grande distance entre le père et le fils. Au début, Shinji hait son père qui l'a abandonné. La seule fois où Shinji sent un intérêt de la part de son père, c'est lorsque celui-ci lui dit qu'il ne doit pas dépendre des autres. Entre Folken et Van, il s'agit d'un face-à-face fraternel basé sur l'incompréhension. Van a été élevé avec une certaine idée de l'honneur. Il croyait que son frère avait donné sa vie pour cette idée. 10 ans plus tard, le jeune homme se retrouve face à un frère qui a trahi tout cet honneur. Les repères de Van vacillent et sa confiance en lui aussi. Même s'il méprise ce que son frère est devenu, il ressent au fond lui une sensation d'infériorité face à Folken. D'ailleurs, les 2 personnages ont grandi sans père. Van a perdu le sien à 3 ans, il a cependant trouvé un modèle paternel auprès de Balgus. Quand à Shinji, il a été confié à un tuteur après la mort de sa mère, mais ce tuteur ne semble pas avoir été réellement un modèle pour lui, ce sera plutôt Kaji qui l'aidera pour devenir un homme. Malgré tout, Van et Shinji reste très différents l’un de l’autre. Si Shinji est lâche, Van, au contraire, se jette dans la bataille au péril de sa vie, c'est son défouloir, le moyen de se mesurer à son ego, et surtout à son rival, Allen, plus expérimenté et maître de lui-même. Aussi, Van a le soutien de Merle qui lui sert un peu de nounou. Cette amie d'enfance reste son seule repère familial. Shinji lui va aussi obtenir un peu de tendresse et d'affection auprès de Misato, qui le soutiendra de son mieux, comme une grande soeur. Et les filles dans tout ça ? Elles ont un rôle crucial sur l'évolution de nos 2 jeunes hommes. Dans Escaflowne, Van va vite ressentir une forme d'attirance pour Hitomi, et la dissimuler par timidité et aussi par refus d'avouer une défaite face à Allen. Ce dernier ayant les faveurs d'Hitomi. Cependant, à la fin, Hitomi comprend ses sentiments et Van sort de sa coquille. Shinji, lui, a un peu un harem autour de lui. Tout d'abord, il y a Rei, clone de sa mère ayant peu d'émotion, qui l'intrigue et le rassure. Mais surtout Asuka, fille énergique qui dissimule ses traumatismes. Shinji tentera même de l'embrasser dans son sommeil, mais ça n'ira jamais plus loin. Malgré tout, Asuka aura, en quelque sorte, apprit à vivre à Shinji. Enfin, si Evangelion se termine en laissant Shinji en pleine thérapie, la fin d’Escaflowne montre que Van a réussi à surmonter les traumatismes qu’il a vécus. ![]() Voilà, pour ce qui est des ressemblances, maintenant, je vais vous parler de quelques unes des nombreuses différences entre les 2 séries. Tout d’abord, les contextes sont très différents, monde post-apocalyptique pour Evangelion et univers médiéval-fantastique pour Escaflowne. Si au début, les 2 univers n’ont aucun points communs, vers la fin d’Escaflowne, le climat de « guerre » qui apparaît se rapproche de l’ambiance « couvre-feu » de Tokyo-3. Ceci dit, le conflit dans Escaflowne part d’escarmouches et de manipulation pour finir en véritable « guerre mondiale », dans Evangelion, il existe une menace, on doit s’en protéger, mais elle, ses méthodes et ses conséquences sont peu connues, la population ne sait pas du tout ce qui se passe réellement . Cette définition de l’ennemi est d’ailleurs une différence majeure. Dans Escaflowne, l’adversaire est clairement défini, c’est l’empire Zaibacher, et en particulier son chef, Dornkirk, et l’on connaît ses motivations, manipuler le destin dans le but de concrétiser les souhaits des gens. Ce n’est pas le cas dans Evangelion, le danger est représenté par les anges, mais on ignore qui tire les ficelles et quel est vraiment le but final de ces anges. Le public ciblé par les 2 séries est aussi différent. Escaflowne affirme un style plus destiné aux filles, avec un graphisme shojo et une héroïne, alors qu’Evangelion met un garçon au centre, avec un graphisme plus masculin, notamment avec les personnages féminins souvent plantureux, ce qui le rapproche du shonen. Ceci dit, Escaflowne, par le présence même des engins possède un petit côté shonen… Enfin, un autre trait marquant est la structure de l’histoire, si Evangelion présente une avancée et se déroule dans un futur proche, Escaflowne semble au final le récit d’un souvenir et était clairement ancré dans son époque de création (années 1990) ce que l’on constate avec les effets personnels d’Hitomi (bipper, baladeur CD…). |
![]() * Shojo ou shonen * * Comparatif des versions * * Un début stéréotypé * * Escaflowne face à Evangelion * |
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